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samedi 9 février 2013

L’homme aux poings d’acier et au scenario en carton


Grâce à Polisse, je suis devenu un véritable critique de film, c’est-à-dire que je parle autant, si ce n’est plus des films que je n’aime pas que des films que j’ai aimé. Je vais donc vous parler d’un film qui, pour reprendre l’expression de l’ami avec qui je l’ai vu, est sûrement issu d’un scénario écrit par un enfant de 11 ans ayant vu trop de films de kung-fu de série Z dans le New-York des années 70-80. Aujourd’hui, je -vais vous parler du film « The Man with Iron Fists » réalisé par the RZA

mercredi 19 décembre 2012

J'ai enfin vu Polisse...(et pourtant je n'aime pas dire du mal)

....non pas que le film de Maïwenn occupasse une place privilégié dans mon panthéon cinématographique, mais depuis le temps que j'en parlais sans l'avoir vu, et même si je fais ça tout le temps, il était temps que je trouve la matière me permettant d'étayer mes arguments quand je critique l'un des gros succès du cinéma français de ces dernières années.



C'est donc par un tranquille lundi soir, soirée traditionnellement (depuis 15 jours) consacré à la série de Canal+ "Les Revenants" (j'y reviendrais dans un prochain post), me voyant dans l'obligation d'attendre que l'un des potes chez qui je squattais en leur absence rentre, nous sommes tombés avec mon ami Rastanche par consensus, sur l'un des films de l'offre à la demande de la chaîne cryptée qu'aucun d'entre nous n'avait encore vu. 

mardi 5 juin 2012

Le début de la fin du monde vu par un cinéaste visionnaire....

  "Le film est contemporain, quand le livre était prophétique.
(David Cronenberg)


 
J'ai un attachement tout particulier à l’œuvre de David Cronenberg. Elle me rappelle mes premiers mois d'étudiant en cinéma à Paris 8, les heures passées à la vidéothèque de la Bibliothèque Universitaire et la découverte que j'y ai fait des premiers films du cinéaste canadien.

samedi 17 mars 2012

Invasion Los Angeles (They live) réalisé par John Carpenter (1988)

Chronique Cinéma de l'émission Michto ma radio du 11 décembre 2011

Alors que nous devions recevoir les Restos du cœur, au cours de cette émission, et bien que ce ne fut finalement pas le cas, je me devais de parler de cinéma social. D'évoquer  l'un de ces films qui nous parle de ceux que la vie a brisé, de ceux qui luttent pour survivre. Et, par le plus grand des hasard, il s'avère que l'un de nos plus célèbres cinéastes montreuillois, fortement inspiré par le cinéma social et politique, a sorti, il y a quelques semaines, un film inspiré du poème « Les Pauvres gens » de Victor Hugo. On y parle de plans sociaux, d'intégrité, mais surtout de solidarité de classe, 

Pourtant, aujourd'hui, je ne vous parlerais pas des Neiges du Kilimandjaro de Robert Guédiguian.

samedi 8 octobre 2011

The Stepford Wives - Un film féministe ??

C'est complètement par hasard que je suis tombé sur cet ovni réalisé en 1975 par Bryan Forbes. 

lundi 18 juillet 2011

J'ai rencontré le diable....en me regardant dans le miroir

 J'ai rencontré le diable....

Parfois on sort d'une séance de cinéma, ne sachant pas vraiment quoi penser à propos du film que l'on vient de voir. Et aussitôt la réalité vous saute au visage et transforme complètement votre point de vue sur une question.  C'était mon cas en sortant de ce film. Tout d'abord parlons de ce film.

Une Séparation ?? Une rencontre plutôt !


Je crois que ça demande une certaine forme d’intelligence de reconnaître qu’on a été con. Et sans vouloir présumer de mes capacités mentales, je reconnais volontiers avoir été stupide dans les a priori que j’ai pu avoir concernant ce film. 

Malgré les critiques dithyrambiques dont on m’a fait part le concernant, je me rends compte que j’y suis allé plutôt en traînant les pieds, craignant de me retrouver face  un film « de village » comme on les appelle dans le cinéma d’Afrique noire et comme le souvenir de « Où est la maison de mon ami » marqua ma jeunesse cinéphile.

lundi 6 juin 2011

Medianeras de Gustavo Taretto

Qui l'eut cru ?
Moi grand cynique devant l'éternel et fuyant d'ordinaire tout ce qui pourrait s'approcher d'un début d'happy end, je fus enchanté à la vue d'un charmant petit objet cinématographique argentin.

Medianeras.

Petite fable douce amère sur la solitude des grands ensembles, réussit là où beaucoup avait échoué. Il m'a fait prendre du plaisir devant une comédie romantique. Enfin, soyons sérieux deux minutes, ce n'est pas de Sex Friends dont je vous parle. Il s'agit là d'une comédie romantique dépressive et ça, ça me plaît !


De quoi s'agit-il ?
En fait tout est dans le titre. Les medianeras sont ces murs mitoyens, souvent perdus, souvent aveugles et souvent voués à ne donner que sur le vide tant la capitale argentine (aussi connue sous le nom de Buenos Aires) est fondamentalement anarchique dans son architecture. C'est d'ailleurs le point de départ du réalisateur. Il part de l'architecture de la ville (l'un des protagonistes est d'ailleurs architecte) pour nous amener vers les rapports humains. Il soulève d'ailleurs ici une question qui revient souvent dans les réflexions sur le source de la violence urbaine. Celle de l'influence du lieu où l'on vit sur les rapports que l'on a avec autrui.

Ici dans cette ville à l'architecture bigarrée, nous allons suivre deux jeunes gens symptomatiques de leur époque. Modernes et mélancoliques. Effrayés par les rapports humains directs. Isolés par la technologie censée les lier au monde.  Pleins de phobies, d'appréhension et incapables de profiter de la vie. Ces deux énergumènes vont passer leur temps à se croiser, à se rater. A cause de la maladresse et d'une infinie malchance.

Ainsi, les situations cocasses se succèdent, rencontres avortées, petites lubies mises en lumières, on finit par tous se retrouver dans ces personnages. C'est au prix d'un effort énorme que je me retiens de vous livrer quelques petits moments craquants de ce film. Mais je n'ai qu'une chose à dire : Allez le voir



Medianeras - Bande annonce par TOUSCOPROD

vendredi 24 décembre 2010

VÉNUS NOIRE de Abdelatif Kechiche

,a fait quelques temps que je me dit qu'il serait intéressant de poser sur le papier (façon de parler) mes reflexions et mes idées par rapport aux films que je vais voir au cinéma.
En effet, ayant suivi des études universitaires cinéma, j'ai appris à poser un regard analytique sur les films et ce qui peut ressortir de pertinent d'une discussion entre amis au sortir d'une salle de cinéma prend un tout autre sens quand on le pose par écrit (façon de parler) . Voici donc ce que l'on pourrait qualifier comme étant ma première critique de film. Je ne peut m'empêcher d'évoquer les reproches qui m'ont été fait à la première lecture par ma chère et tendre. A savoir le caractère trop froid et trop analytique de ma petite prose.

Je vous invite à vous faire votre propre avis... et à ne pas manquer de me faire part de vos critiques sur ma critique ;-)



La première idée qui me vient à l'esprit est que si ce film avait été hollywoodien ou tout du moins mainstream, il aurait traité le sujet avec emphase, soulignant musicalement l'émotion, jouant sur les ralentis et autres effets de montage pour accentuer l'empathie du spectateur pour un personnage victime des circonstances.
Or, ici, nous sommes dans la sécheresse, la distance, comme si A. K. voulait nous garder à notre place, celle de spectateur, comme pour mieux nous amener vers l'identification avec ceux qui sont au final les vrais protagonistes du film. En nous montrant ce qu'on vu les spectateurs du XIXe siècle et en testant leurs limites. A.K. nous interroge sur ce que l'on peut voir et ce que l'on peut supporter en tant que spectateur.
Là où j'attendais, comme beaucoup d'autres, un film sur l'altérité et sur l'incapacité de l'Europe du XIXe siècle à concevoir l'Autre., j'ai trouvé un film qui interroge la notion de spectacle et par extension, la position de spectateur. Cette interrogation trouvant son climax dans la scène où Réaux, ayant pris à Ceazar la place de maître du jeu, va tellement loin qu'il perd ses spectateurs qui se retrouvent dégoutés par la situation même qui les excitaient quelques minutes auparavant. Ils sont en fait dégouté par l'intrusion de la réalité dans le fantasme. Les larmes de Saartjie déchire le rideau entre la farce et la réalité.
On retrouve cette opposition au cours du procès en Angleterre, et si l'on ne peut que reconnaître la capacité du peuple anglais a exprimer pour elle une solidarité que le peuple français ne conçoit même pas, on en verra les limites dans la réaction de cette actrice anglaise qui nie le statut d'actrice de Saartjie avec une violence rare.
De même, on peut observer la réaction outré de Ceazar lorsqu'il passe de maître du jeu à spectateur. Il est horrifié par des gestes à peine plus obscènes que ceux qu'il pouvait lui même avoir quelques moi auparavant.
Et pour finir sur mon idée première, la sècheresse apparente de ce film lui confère une capacité de rémanence quasi fantomatique, et là où le film hollywoodien classique nous aurait submergé d'émotions volatiles, celui-ci à la particularité de continuer à agir longtemps après le visionnage.

B.S.